

La Terre bannie
L'Histoire eu vite fait de parler de ce jour comme celui durant lequel " les pirates de Micléo ont détruit l'Espoir"... Et au delà de la boutade, il y a là une vérité sous-jacente, car dans le même temps, le versatile et cupide roi Micléo vendait à son ennemi d'hier, le roi Théodahat, l'emplacement exact de TerreBénie, rebaptisée alors par le roi : TerreNoire en souvenir des plages noircies par la poudre et la suie des incendies criminels. Afin de tirer un trait définitif sur ce passé douloureux, en 946, le roi promulgua la « loi de bannissement ». L'île fut alors reniée, et quiconque y foulait la terre était alors banni de l'Empire. En 946 le roi promulgua une loi pour appuyer sa décision : Elle fut appelée la loi de bannissement: "Quiconque a mis un pied sur TerreNoire, ne pourra plus jamais le mettre ailleurs."
Une terre, un héritage...
Caspellis ne s'en soucia pas plus, il développa cité après cité, domaine après domaine, une nation militaire des plus hiérarchiques, et évidemment au sommet de l'Etat, lui même. Suivant les préceptes militaires, l'organisation politique était tellement figée qu'aucun conflit n'éclata sous son règne. Mais au fil des années, un climat de suspicion se dégagea dans les hautes sphères militaires pour savoir qui allait succéder à Caspellis.
Les officiers notamment redoutaient que Caspellis nomment son propre fils à la tête du pays. Ils admiraient le courage du père mais se refusaient à l'idée d'une dynastie, car la filiation par le sang, aussi pur et courageux fut elle ne faisait pas partie de la tradition militaire.
Quand aux chevaliers qui avaient participé à l'expédition et qui s'étaient installés, ils espéraient, eux, au contraire, que l'armée abandonne au plus vite le pouvoir afin de refaire fructifier leurs affaires. Mais tout n'était pas si simple. On notait chez les chevaliers deux camps. Ceux, qui, fidèles à la couronne, regrettaient amèrement d'avoir été renié par le Roi Micléo, et rejetaient clairement la faute sur Caspellis. Et d'autre part, ceux qui tout en ayant de profonds ressentiments à l'égard de Caspellis, étaient indignés de la double trahison du roi, à savoir son pacte avec l'ennemi, et le châtiment qu'il avait ensuite fait payer aux habitants de TerreNoire.
Les premiers, les fidèles, restaient le plus discret possible et attendaient avec impatience la mort de Caspellis. Les seconds, pas moins impatient, n'était pas pressé de voir Caspellis disparaitre tant qu'ils étaient certains que le pouvoir reste aux mains des militaires. Certains, plus rares, étaient de ceux qui se réjouissaient de l'indépendance de TerreNoire, mais espéraient que celle-ci connaisse un système politique avec un pouvoir plus partagé au sein de l'aristocratie.
Les gens du peuple, eux, auraient soutenu, pour la plupart, le choix de Caspellis, quelque soit la façon dont celui-ci finisse sa vie. Mais ils n'en n'eurent pas le temps. A la fin du printemps 954 du calendrier de Navas, le commandant Caspellis et son fils furent exécutés sous les ordres du sous-commandant Paer Tohm, pour motif de trahison envers l'Etat. Il était reproché à Caspellis d'avoir écrit un testament dans lequel il avait légué le pouvoir à son fils au lieu d'organiser un vote. Nul ne sait si le testament en question fut réellement écrit de la main de Caspellis. Quoi qu'il en soit, ce matin là, et pour la première fois, TerreNoire se retrouva sans Dirigeant politique, ...
mais avec bon nombre de prétendants, ce fut alors le début d'une immense guerre civile...
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